L’ambiance a brutalement changé en l’espace de quelques jours du côté du Paris Saint-Germain. Après l’éclatant succès 5-0 dans le Classique face à l’Olympique de Marseille, les Parisiens semblaient lancés à pleine vitesse. Mais la défaite 3-1 concédée sur la pelouse du Stade Rennais est venue freiner net cet élan et raviver certaines tensions internes.
Au coup de sifflet final, Ousmane Dembélé n’a pas mâché ses mots. Sans viser nommément ses partenaires, l’ailier parisien a rappelé l’importance du collectif, estimant que le club devait primer sur les intérêts personnels. Selon lui, l’état d’esprit affiché la saison passée — où le PSG passait avant tout — doit redevenir la norme, en particulier dans ce type de rendez-vous. Un message clair, lancé à chaud, qui n’est pas passé inaperçu.
Luis Enrique temporise et réaffirme son autorité
Présent face aux médias, Luis Enrique a rapidement été interrogé sur cette sortie médiatique. L’entraîneur espagnol a choisi de calmer le jeu, estimant que les propos tenus à l’issue d’une rencontre sont souvent dictés par l’émotion. Pour lui, il n’est pas question d’accorder trop d’importance à des déclarations faites dans la frustration.
Le technicien a néanmoins posé un cadre très ferme : aucun joueur ne sera autorisé à placer sa situation personnelle au-dessus de l’institution. Il a rappelé que la hiérarchie est claire au sein du club et que la priorité reste l’équipe, avant toute individualité. Insistant sur sa responsabilité de garant du collectif, il a répété qu’aucun membre de l’effectif — pas plus que lui-même, le directeur sportif ou le président — ne peut se considérer au-dessus du PSG.
En résumé, si la sortie de Dembélé traduit une forme d’agacement après le revers en Bretagne, Luis Enrique préfère y voir une réaction à chaud plutôt qu’un véritable malaise. Reste désormais au PSG à transformer cette frustration en réponse sur le terrain, afin d’éviter que ce revers ne laisse des traces plus profondes dans la saison parisienne.








