Le climat reste agité dans le football africain. Après les tensions autour du dossier Sénégal–Maroc lié à la CAN 2025, une nouvelle affaire vient secouer le continent. Cette fois, ce sont le Nigeria et la République Démocratique du Congo qui s’opposent, avec en toile de fond la course à la Coupe du Monde 2026.
Au centre de cette polémique, la participation de la RDC aux barrages intercontinentaux. La Fédération nigériane de football accuse son homologue congolaise d’avoir fourni des informations inexactes à la FIFA concernant la situation administrative de certains joueurs binationaux. Dès décembre 2025, une plainte officielle avait été introduite, avec pour objectif d’obtenir l’ouverture d’une enquête, voire une sanction pouvant aller jusqu’à une exclusion.
Cependant, l’instance mondiale a rapidement écarté le dossier pour des motifs liés à la procédure. Une décision que les dirigeants nigérians jugent inacceptable. Déterminée à aller au bout de sa démarche, la fédération a donc décidé de porter l’affaire devant le Tribunal arbitral du sport, dernier recours juridique dans ce type de litige.
Le Nigeria campe sur ses positions
En interne, le discours se veut ferme du côté d’Abuja. Les responsables nigérians assurent qu’il ne s’agit pas d’une réaction impulsive, mais d’une volonté de faire respecter les règles du jeu. Selon eux, laisser passer une telle situation pourrait ouvrir la porte à des dérives similaires à l’avenir.
Le secrétaire général de la fédération, Mohammed Sanusi, a d’ailleurs réaffirmé la position du Nigeria : malgré le respect affiché envers la FIFA, le désaccord reste profond, avec pour priorité la défense des intérêts de la sélection nationale.
Une RDC concentrée sur le terrain
De son côté, la RDC poursuit sereinement sa préparation pour ces barrages décisifs, avec l’ambition de décrocher une qualification historique pour le Mondial. Un contexte particulier, d’autant que certains joueurs évoqués dans cette affaire, comme Michel-Ange Balikwisha ou Mario Stroeykens, ne figuraient pas dans la dernière liste.
Un dossier loin d’être clos
Ce nouveau bras de fer juridique pourrait avoir des répercussions importantes sur le football africain, déjà secoué ces dernières semaines par plusieurs controverses. Reste désormais à connaître la décision du TAS : confirmera-t-il la position de la FIFA ou décidera-t-il de rouvrir complètement le dossier ?
Une chose est certaine, l’issue de cette affaire pourrait bien rebattre les cartes dans la course au Mondial 2026.








