L’Italie ne participera pas à la Coupe du monde pour la troisième fois consécutive, une première dans son histoire. Cette nouvelle désillusion, après l’élimination en barrage contre la Bosnie-Herzégovine, a provoqué de nombreuses réactions dans la presse internationale, qui évoque désormais un déclin profond du football italien.
Plus que des moqueries, ce sont surtout des critiques sévères qui dominent dans les médias étrangers. L’absence répétée de la Nazionale au Mondial est perçue comme un événement historique pour une nation quadruple championne du monde. Cette statistique marque les esprits et symbolise, pour beaucoup d’observateurs, la chute d’une grande puissance du football mondial.
Dans la presse anglo-saxonne, le constat est particulièrement dur. Plusieurs médias évoquent un déclin inédit et rappellent qu’une génération entière de joueurs italiens pourrait ne jamais disputer de Coupe du monde. Le scénario du match contre la Bosnie, avec une ouverture du score italienne, un carton rouge, une égalisation concédée puis une défaite aux tirs au but, est présenté comme le résumé parfait des problèmes actuels de la sélection : fragilité mentale et difficulté à gérer les moments décisifs.
En Europe, les analyses vont encore plus loin et pointent des problèmes structurels. Certains médias rappellent qu’entre 1962 et 2014, l’Italie avait toujours réussi à se qualifier pour la Coupe du monde, ce qui rend la situation actuelle encore plus préoccupante. D’autres parlent d’un échec global du système, en évoquant notamment les problèmes de formation, d’organisation et de gestion du football italien. Pour certains journaux espagnols, cette chute était même prévisible après plusieurs années de stagnation.
En Amérique du Sud, la réaction est également forte. En Argentine, la presse parle de la chute d’un géant historique du football mondial. Au Brésil, pays qui a longtemps rivalisé avec l’Italie sur la scène internationale, les médias estiment que l’ancienne grande puissance est aujourd’hui dépassée par de nouvelles nations.
Dans l’ensemble, un même constat revient : le football italien traverse une crise profonde. La forte présence de joueurs étrangers dans le championnat, le manque de renouvellement générationnel et l’absence de vision à long terme sont souvent cités comme les principales causes de ce déclin.
Aujourd’hui, au-delà de cette nouvelle élimination, c’est surtout le statut de l’Italie dans le football mondial qui est remis en question. Autrefois référence internationale, la Nazionale doit désormais entamer une reconstruction pour espérer retrouver son niveau et son prestige d’autrefois.








