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Achraf Hakimi s’apprête à renouer avec la compétition. Absent depuis près de deux mois, le latéral droit marocain devrait effectuer son retour face à la Zambie, apportant un renfort majeur à une sélection marocaine encore en quête de vitesse et de créativité depuis le début de la CAN.
Solides mais parfois trop sages lors de leurs deux premières rencontres, les Lions de l’Atlas vont récupérer l’un de leurs éléments clés. L’absence du joueur du Paris Saint-Germain s’est ressentie aussi bien dans l’animation offensive que dans l’équilibre collectif. Si le Maroc a contrôlé ses matchs sans véritablement être mis en danger, il lui a souvent manqué ce supplément de dynamisme pour faire la différence. L’annonce de son retour par Walid Regragui tombe donc à point nommé.
Un apport tactique immédiat
D’un point de vue stratégique, la présence d’Hakimi change considérablement le visage de l’équipe. Privé de son couloir droit habituellement très actif, le Maroc a monopolisé le ballon sans toujours parvenir à désorganiser les blocs adverses. Les phases offensives ont manqué de profondeur et de variété, contraignant les attaquants à évoluer dans des zones trop fermées. Avec Hakimi, la largeur retrouve toute son importance, offrant davantage d’options et de solutions à des joueurs comme Brahim Diaz ou Azzedine Ounahi dans les espaces intermédiaires.
« Achraf sera aligné demain. Avec lui, notre équipe ne sera plus la même », a affirmé le sélectionneur marocain en conférence de presse. Au-delà de ses montées tranchantes, le capitaine apporte également une réelle assurance défensive, notamment dans les phases de transition. Sa vitesse et son sens de l’anticipation seront des atouts précieux face à une Zambie réputée pour ses attaques rapides et sa capacité à exploiter les espaces dans le dos de la défense.
Un impact fort sur le plan mental
Le retour d’Hakimi dépasse largement l’aspect purement sportif. Après le match nul concédé face au Mali (1-1), le public a affiché une certaine impatience, et la présence du leader marocain envoie un message fort. Walid Regragui n’a d’ailleurs pas caché que le vestiaire avait dû composer sans l’un de ses piliers lors des deux premières sorties.
Avec son expérience internationale et ses 88 sélections, Hakimi incarne l’exigence et l’ambition nécessaires dans une compétition de ce niveau. « Je me sens bien, et surtout beaucoup mieux maintenant. Si je dois jouer, je suis prêt ; sinon, je soutiendrai l’équipe depuis le banc », a-t-il confié, appelant à l’unité autour du groupe.
Même si son temps de jeu devrait être géré avec précaution, sa seule présence suffit à élever les ambitions marocaines. À l’approche des matchs à élimination directe, le Maroc récupère bien plus qu’un simple défenseur : un leader, un accélérateur de jeu et un véritable patron.

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