La défaite de la Juventus sur la pelouse du Galatasaray n’est pas seulement un revers européen. C’est un révélateur brutal. Un miroir impitoyable des erreurs accumulées par la direction turinoise sur le marché des transferts.
Mardi soir, la Juve a sombré. Et ce naufrage porte un symbole cruel : ce sont deux recrues hivernales stambouliotes, Noa Lang et Sacha Boey, qui ont achevé les Bianconeri. Pendant que les nouveaux venus turcs faisaient basculer le match, les recrues offensives italiennes regardaient… depuis le banc.
137 millions d’euros… pour quoi ?
Depuis deux mercatos, la Juventus a investi massivement pour reconstruire son attaque : Loïs Openda, Edon Zhegrova, Jonathan David et Jérémie Boga. Quatre profils censés incarner le renouveau offensif.
Bilan à Istanbul ? Aucun titulaire. Openda entre tardivement. Les autres invisibles.
Pendant ce temps, c’est Winston McKennie, repositionné en attaquant de fortune, qui s’illustre. Un milieu axial utilisé en pointe qui se montre plus décisif que les renforts recrutés à prix d’or : le constat est accablant.
Une stratégie floue, une hiérarchie inexistante
La Juve pensait anticiper l’après-Dusan Vlahovic, dont le contrat expire en 2026, et compenser les pépins physiques d’Arkadiusz Milik. En réalité, elle a empilé les profils sans jamais construire une vraie complémentarité.
Jonathan David n’a jamais réellement bousculé la hiérarchie avant sa blessure. Openda affiche un rendement insuffisant. Zhegrova reste un joueur de rotation. Boga peine à s’imposer. Résultat : une attaque sans leader clair, sans continuité, sans efficacité.
Spalletti fautif… mais pas seul responsable
Luciano Spalletti peut être interrogé sur ses choix, mais le problème dépasse le banc. La direction sportive a investi plus de 130 millions d’euros pour un résultat sportif en régression : cinquième de Serie A et virtuellement éliminée en Ligue des champions.
La claque d’Istanbul n’est pas un accident. C’est la conséquence logique d’un projet mal calibré.
Et si la situation ne se redresse pas rapidement, l’été 2026 pourrait ressembler à une nouvelle révolution. Encore une.








