Soirée irrespirable à Bergame. L’Atalanta BC a validé son billet pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions au terme d’un scénario complètement fou face au Borussia Dortmund (4-1). Un penalty à la 98e minute, une expulsion et une fin de match électrique ont scellé une qualification entrée dans l’histoire du club lombard.
Un renversement total dès la première période
Battue 2-0 en Allemagne à l’aller, la Dea abordait cette manche retour dos au mur. Portés par une New Balance Arena en fusion, les hommes de Raffaele Palladino ont attaqué pied au plancher. Dès les premières minutes, Gianluca Scamacca faisait chavirer le stade en ouvrant le score (5e), relançant immédiatement la double confrontation.
Dortmund, qui s’était imposé à l’aller grâce notamment à Serhou Guirassy et Maximilian Beier, tentait de réagir, mais se heurtait à un bloc italien intense et discipliné. Juste avant la pause, Davide Zappacosta doublait la mise (45e), effaçant totalement le retard cumulé et faisant basculer la dynamique du côté bergamasque.
Pašalić frappe, Adeyemi répond
Au retour des vestiaires, le rythme restait infernal. Après plusieurs occasions de part et d’autre, Mario Pašalić surgissait au second poteau pour inscrire le troisième but italien (57e). L’Atalanta semblait alors avoir fait le plus dur.
Mais le Borussia n’avait pas dit son dernier mot. Sur une action éclair, Karim Adeyemi enroulait une frappe somptueuse sous la barre (75e), relançant totalement le suspense et ramenant les Allemands à hauteur au score cumulé. Le spectre d’une prolongation planait sur Bergame.
Une fin de match irréelle
Alors que la tension atteignait son paroxysme, tout a basculé dans les arrêts de jeu. Une relance manquée de Gregor Kobel offrait une ultime opportunité aux Italiens. Dans la surface, Nikola Krstović était percuté par Ramy Bensebaïni. Après intervention de la VAR, l’arbitre désignait le point de penalty et excluait le défenseur allemand pour un second avertissement.
Le silence s’est abattu une seconde sur le stade avant que Lazar Samardžić ne prenne ses responsabilités. Froid comme la glace, il expédiait le ballon sous la lucarne (90e+8), déclenchant une explosion de joie monumentale.
Une soirée européenne majuscule
Menée de deux buts après le match aller, l’Atalanta a totalement renversé la situation avec caractère et audace. Une qualification spectaculaire, obtenue au bout du suspense, qui confirme les ambitions européennes du club lombard.
Pour Dortmund, l’élimination est cruelle. Pour Bergame, c’est une nuit qui restera gravée à jamais.








