Skip to main content

La tension monte autour de l’affaire opposant le Sénégal au Maroc après la décision de la Confédération africaine de football rendue en appel. Ce jeudi, la Fédération sénégalaise de football a convoqué une conférence de presse exceptionnelle pour réagir officiellement à cette situation qui fait grand bruit dans le football africain.
Présents face aux médias, le président de la Fédération, Abdoulaye Fall, ainsi que l’avocat Maître Seydou Diagne, ont vivement critiqué la décision rendue en faveur du Maroc sur tapis vert. Les responsables sénégalais estiment que leur équipe a été injustement privée d’une victoire obtenue sur le terrain et dénoncent une décision qu’ils jugent incompréhensible.
Le président de la Fédération sénégalaise a évoqué une situation très grave, affirmant que son pays ne comptait pas abandonner ce combat. Selon lui, il s’agit avant tout de défendre les joueurs sénégalais, mais aussi les intérêts du football africain, tout en dénonçant ce qu’il considère comme des pressions et des manœuvres injustes.
De son côté, Maître Seydou Diagne s’est montré encore plus virulent. Il a remis en cause la crédibilité même de la décision rendue par la commission d’appel, la qualifiant de décision incohérente et injustifiable. Il estime que cette affaire constitue une atteinte grave aux droits de la Fédération sénégalaise et dénonce une remise en cause dangereuse des décisions arbitrales, ce qui pourrait, selon lui, créer un précédent très inquiétant pour l’avenir du football.
L’avocat a également critiqué le fait qu’un titre ou un résultat sportif puisse être contesté longtemps après la fin d’une compétition, affirmant qu’il n’existe aucune décision officielle visant à retirer un trophée gagné sur le terrain.
Un autre avocat, Pierre-Olivier Sur, a également évoqué la possibilité de soupçons de corruption. Selon lui, leurs adversaires chercheraient à obtenir une « médaille empoisonnée ». Il a expliqué que des investigations étaient en cours pour comprendre les circonstances de cette décision et déterminer s’il y avait eu des irrégularités. Si des faits de corruption étaient prouvés, l’affaire pourrait alors relever du droit pénal.
L’affaire est donc loin d’être terminée et pourrait encore connaître de nouveaux rebondissements dans les prochaines semaines, alors que la tension reste très forte entre les différentes parties.

Leave a Reply