La crise prend de l’ampleur à l’Olympique de Marseille. Quelques jours après le départ de l’entraîneur, le club phocéen voit son directeur du football, Medhi Benatia, quitter à son tour ses fonctions. L’ancien défenseur a annoncé sa décision le 15 février sur ses réseaux sociaux, évoquant un ensemble de raisons profondes, à la fois sportives, structurelles et relationnelles.
Un malaise grandissant en interne
Présent à Marseille depuis fin 2023, d’abord comme conseiller sportif avant d’être nommé directeur du football en janvier 2025, Benatia n’aura pas réussi à s’inscrire dans la durée. Dans son message, il évoque une lassitude progressive et un décalage de plus en plus marqué avec l’environnement du club.
Le contexte marseillais s’est en effet fortement tendu ces dernières semaines. Les critiques d’une partie des supporters, matérialisées par des banderoles au sein de l’Orange Vélodrome, ont accompagné une série de revers sportifs marquants. La gifle reçue face au Paris Saint-Germain (5-0) et l’élimination en UEFA Champions League contre le Club Bruges ont cristallisé la défiance autour de la direction sportive.
Des moyens jugés insuffisants
En coulisses, la situation aurait été tout aussi complexe. D’après plusieurs indiscrétions, les garanties initialement évoquées pour renforcer l’effectif n’auraient pas été suivies d’effets. Confronté à des restrictions budgétaires importantes, Benatia aurait dû composer avec des solutions financières élaborées pour finaliser certains transferts, limitant sa capacité à mener la stratégie qu’il souhaitait impulser.
Une relation dégradée avec la présidence
Autre élément déterminant : la détérioration progressive de ses rapports avec le président Pablo Longoria. Des divergences de vue sur l’orientation sportive et la gestion de la période de turbulences auraient compliqué la collaboration entre les deux hommes. Le départ de Roberto De Zerbi un peu plus tôt dans la semaine aurait achevé de fragiliser un équilibre déjà précaire.
Un club en pleine zone de turbulences
Ce nouveau départ illustre l’instabilité qui frappe l’OM à un moment clé de la saison. Entre résultats en dents de scie et tensions internes, le club marseillais doit désormais rebâtir une organisation claire et cohérente s’il veut rester compétitif en Ligue 1.
Plus que jamais, la direction est attendue sur sa capacité à restaurer un cap et à apaiser un climat devenu particulièrement inflammable.








