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L’élimination du Stade Rennais en Coupe de France face à l’OM (3-0) ne restera pas seulement comme un échec sportif. Mardi soir au Vélodrome, la déroute bretonne a surtout révélé un vestiaire sous haute tension, marqué par des échanges très vifs entre Habib Beye et certains de ses cadres.
Sur le terrain, Rennes a complètement sombré. Après la gifle reçue à Monaco (4-0) en championnat, les Rennais ont encore montré de grosses faiblesses défensives, portant leur total à neuf buts encaissés sur leurs trois derniers matchs, sans parvenir à trouver le chemin des filets. Un contraste saisissant pour une équipe qui, il y a encore quelques semaines, jouait les premiers rôles en Ligue 1. Les choix tactiques fluctuants et les absences ont visiblement perturbé l’équilibre collectif.
Mais le plus inquiétant s’est joué loin des caméras. À la pause, Habib Beye aurait eu une prise de bec musclée avec Mousa Al-Tamari. Le coach n’aurait pas mâché ses mots, et le joueur jordanien aurait très mal vécu la scène. Selon plusieurs témoins, l’ambiance dans le vestiaire était particulièrement électrique.
La situation ne s’est pas apaisée en seconde période. Après le deuxième but marseillais, un nouvel accrochage aurait éclaté, cette fois entre Beye et Brice Samba. L’entraîneur aurait reproché au gardien son jeu au pied, ce qui aurait provoqué une réponse sèche du portier rennais. Un épisode rare, tant Samba est généralement perçu comme un leader calme du groupe.
Ces tensions s’inscrivent dans un contexte déjà fragile. Depuis son arrivée, Habib Beye n’a pas hésité à prendre des décisions fortes, parfois mal acceptées par certains cadres. Ludovic Blas, encore remplaçant face à l’OM malgré les difficultés offensives de l’équipe, en est l’illustration.
Malgré cette crise naissante, la direction rennaise reste derrière son entraîneur. Le directeur sportif Loïc Désiré a appelé les joueurs à une remise en question rapide, tout en affirmant qu’aucun changement sur le banc n’était envisagé.
Rennes va désormais devoir réagir très vite, avec des déplacements délicats à venir. Sans sursaut collectif, la situation pourrait devenir encore plus compliquée dans les semaines à venir.

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