Après un nouveau revers à Zenica, l’Équipe d’Italie de football se retrouve à nouveau confrontée à l’incertitude concernant son futur sélectionneur. Le départ de Gennaro Gattuso paraît désormais inévitable. En fin de contrat en juin et fragilisé par la probable démission du président Gabriele Gravina, il pourrait même quitter ses fonctions plus tôt que prévu. Si son cycle a permis de créer une certaine cohésion au sein de l’équipe, il n’a pas suffi à dépasser les limites structurelles de la Nazionale.
La reconstruction devrait cependant se faire autour de l’effectif actuel. Plutôt que de tout chambouler, le futur sélectionneur devra ajuster les hiérarchies et, surtout, insuffler un nouvel état d’esprit. Le problème majeur reste psychologique : dans les rencontres décisives, l’Italie semble souvent paralysée par la peur. Les matchs récents face à l’Ukraine, la Croatie, la Suisse ou la Bosnie témoignent de cette difficulté à imposer son jeu sous pression.
Deux noms se détachent pour reprendre les commandes : Roberto Mancini et Antonio Conte. Mancini, champion d’Europe 2021, pourrait revenir malgré une fin de mandat controversée. Disponible après son passage au Qatar, il bénéficie de l’avantage de la disponibilité, mais sa motivation reste sujette à interrogation. Conte, lui, reste associé à l’exploit de l’Euro 2016, lorsqu’il avait transcendé un groupe limité. Cependant, son contrat actuel avec Napoli complique une prise de fonction rapide, pourtant nécessaire pour préparer les échéances à venir dès juin.
Les options italiennes sont limitées : Massimiliano Allegri paraît hors de portée, tandis que Luciano Spalletti et Gian Piero Gasperini sont déjà engagés ailleurs. L’idée de faire appel à un entraîneur étranger reste marginale, sauf dans le cas d’un pari audacieux comme Pep Guardiola. Libre prochainement et financièrement indépendant, le technicien espagnol représenterait un choix spectaculaire, mais peu probable.








