Dès la deuxième journée, l’heure est déjà aux réponses. Battues lors de leur premier match, l’Angola et le Zimbabwe se retrouvent ce jeudi au Grand Stade de Marrakech avec une même urgence : ne pas se laisser décrocher trop tôt dans cette CAN 2025. Dans un groupe où chaque point compte, ce rendez-vous prend rapidement une dimension particulière.
Les deux sélections ont connu un départ compliqué, mais sans être dépassées. Le contenu a parfois été encourageant, même si le résultat final n’a pas suivi. De quoi alimenter autant de frustration que d’espoir avant ce face-à-face attendu.
L’Angola veut transformer la frustration en réaction
Côté angolais, la défaite initiale a laissé un sentiment d’inachevé. Les Palancas Negras ont montré de bonnes intentions, se sont créé des opportunités, mais ont manqué de précision dans les moments décisifs. Une réalité que Patrice Beaumelle préfère aborder avec lucidité.
« À ce niveau, chaque détail compte », rappelle le sélectionneur, qui refuse toute remise en cause brutale. L’objectif est simple : corriger sans paniquer, rester fidèles à l’idée de jeu et mieux gérer les temps forts.
Jonathan Buatu, l’un des cadres du groupe, partage cette approche mesurée. « Nous avons affronté une équipe solide. Ce que nous avons produit n’était pas négatif. Maintenant, il faut apprendre de ce match et avancer », confie-t-il.
Le Zimbabwe s’accroche à ses certitudes
En face, le Zimbabwe avance avec la même détermination. Battus sur le fil lors de leur premier match, les Warriors ont pourtant affiché un visage combatif, capable de rivaliser. Une base sur laquelle Marian Marinica souhaite s’appuyer.
« Rien n’est joué », insiste le sélectionneur, qui appelle ses joueurs à aborder ce match sans complexe, mais avec maîtrise. La gestion de la pression et des émotions pourrait être l’une des clés de la rencontre.
Capitaine et leader du milieu, Marvelous Nakamba résume l’état d’esprit du groupe : « Nous avons travaillé, analysé ce qui n’a pas fonctionné. Maintenant, nous voulons montrer notre vrai visage. »
À Marrakech, l’Angola et le Zimbabwe ne jouent pas encore leur avenir définitif, mais presque. Un match où l’envie de rebondir se confronte à la crainte d’un nouveau faux pas, dans une CAN qui ne laisse que peu de place à l’erreur.








