Pierre-Emerick Aubameyang continue d’écrire l’histoire du football gabonais. À 36 ans, le capitaine des Panthères a réalisé un exploit en inscrivant un quadruplé face à la Gambie (victoire 4-3), offrant à son équipe une avancée cruciale dans la course à la Coupe du monde 2026.
Cependant, la soirée a pris une tournure moins glorieuse en fin de match : l’attaquant a été exclu après avoir reçu deux cartons jaunes. Le premier a été attribué pour une célébration jugée excessive, le second pour une altercation avec un joueur adverse.
Sur Instagram, Aubameyang a exprimé ses regrets dans un message empreint d’émotion :
« Dormir à même le sol. On n’a pas oublié. La rage l’a emportée, et je m’en excuse, mais les émotions d’un homme parfois… (…) Dieu est grand. »
Ce message fait référence à un épisode douloureux vécu cinq ans plus tôt.
Un traumatisme toujours présent
En décembre 2020, lors des qualifications pour la CAN, l’équipe du Gabon avait été retenue toute la nuit à l’aéroport de Banjul, sans autorisation de sortie. Les joueurs avaient été contraints de dormir à même le sol, dans des conditions indignes. L’affaire avait provoqué une vive réaction sur le continent africain.
Aubameyang, très affecté, avait dénoncé publiquement le comportement des autorités gambiennes et le silence de la CAF, partageant des images de ses coéquipiers dans cette situation humiliante. Malgré l’indignation, les sanctions avaient été jugées insuffisantes : une amende de 100 000 dollars pour la Gambie (dont la moitié avec sursis) et 10 000 dollars pour la Fédération gabonaise, en raison des publications du capitaine.
Une revanche chargée d’émotion
Cinq ans plus tard, face au même adversaire, Aubameyang a laissé parler son talent et sa frustration. Auteur de quatre buts, il a permis au Gabon de rester en tête du classement des meilleurs deuxièmes, à un point seulement de la Côte d’Ivoire.
Mais cette revanche s’est aussi accompagnée d’un débordement émotionnel, menant à son expulsion. Suspendu pour le match décisif contre le Burundi, le joueur de l’Olympique de Marseille ne pourra pas fouler la pelouse. Son quadruplé, en revanche, résonne comme un message fort : il n’a ni oublié, ni pardonné.








