Ils ont tremblé, ils ont plié, mais ils n’ont jamais rompu. À Agadir, l’Égypte a survécu à un quart de finale étouffant face à la Côte d’Ivoire pour s’imposer 3-2 et s’ouvrir les portes des demi-finales de la CAN 2025. Une victoire au caractère, forgée dans la maîtrise des temps forts comme dans la résistance sous pression, qui envoie les Pharaons vers un rendez-vous brûlant face au Sénégal.
Sur la pelouse, le scénario a très vite basculé en faveur des Égyptiens. Dès les premières minutes, leur intensité sans ballon faisait la différence. Une récupération haute, une projection rapide, et Marmoush surgissait pour sanctionner une défense ivoirienne prise de vitesse. L’Égypte frappait la première, sans attendre, donnant immédiatement le ton de sa soirée : efficacité avant tout.
La Côte d’Ivoire, piquée au vif, tentait de reprendre le contrôle du jeu. Plus présente dans la possession, plus entreprenante dans l’animation, elle se heurtait cependant à un bloc égyptien discipliné, compact, prêt à souffrir. Chaque ballon gratté, chaque duel remporté semblait renforcer la confiance des Pharaons, qui trouvaient une nouvelle fois la faille sur une situation arrêtée parfaitement exploitée. Sans briller, l’Égypte creusait l’écart.
Juste avant la pause, un fait de jeu relançait pourtant complètement la rencontre. Sur un ballon mal négocié dans la surface, la Côte d’Ivoire profitait d’un coup du sort pour réduire l’écart et remettre le doute dans les têtes égyptiennes. Le match changeait alors de visage.
Mais au retour des vestiaires, l’Égypte montrait qu’elle avait appris à gérer ce genre de moments. Sans s’affoler, elle repartait de l’avant et frappait une troisième fois, au terme d’une action limpide conclue par Mohamed Salah, toujours présent quand l’histoire s’écrit. À cet instant, les Pharaons semblaient avoir fait le plus dur.
La Côte d’Ivoire n’abdiquait pourtant pas. Portés par l’urgence et l’orgueil, les Éléphants jetaient toutes leurs forces dans la bataille. Sur corner, un ballon mal repoussé semait le chaos dans la surface égyptienne et permettait aux Ivoiriens de revenir à un but. Le stade retenait son souffle.
Les dernières minutes devenaient irrespirables. Centres à répétition, duels aériens, ballons brûlants dans la surface : l’Égypte pliait mais s’accrochait. L’expérience, la solidarité et une certaine lucidité faisaient la différence face à une Côte d’Ivoire courageuse mais trop imprécise dans le dernier geste.
Au coup de sifflet final, les Pharaons pouvaient laisser exploser leur joie. Cette victoire, acquise dans la douleur, témoigne de leur maturité et de leur capacité à répondre présent dans les grands rendez-vous. Place désormais à une demi-finale très attendue face au Sénégal, dans un choc qui s’annonce aussi intense qu’indécis.








