Dans un match sans enjeu, les remplaçants de l’équipe de France ont logiquement triomphé à Bakou en Azerbaïdjan (3-1), le dimanche 16 novembre 2025. Repris en main après un mauvais départ, les Bleus, d’ores et déjà qualifiés pour la Coupe du monde 2026 (prochain rendez-vous l’été prochain), n’ont pas réussi à marquer un maximum de points dans cette ultime rencontre des qualifications au prochain Mondial.
Les places sont néanmoins chères pour compléter la liste des 23 au mois de mai 2026, quand Didier Deschamps annoncera les joueurs de l’équipe de France qui s’envoleront pour la Coupe du monde au Canada, aux États-Unis et au Mexique. Ce match sans enjeu en Azerbaïdjan – puisque la France a toutefois décroché son sésame pour l’Amérique après sa précédente victoire contre l’Ukraine – constituait une belle occasion de se montrer. Parmi les jeunes internationaux sélectionnés, certains ont su en profiter sur la pelouse centrale, avec un onze de départ intégralement renouvelé.
Ainsi, soit dans la 30e minute après un « demi-contrôle » malheureux de la défense locale sur une passe de Malo Gusto, soit à la 17e minute sur une passe de son coéquipier monégasque Maghnès Akliouche, l’attaquant de Crystal Palace Jean-Philippe Mateta est devenu le premier Tricolore à trouver le chemin des filets, alors qu’il semblait loin de la prochaine Coupe du Monde en raison des absences en masse (Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Marcus Thuram, etc.). Il n’a pu se démarquer que dans ce match, à Bakou, en effectuant une tête en pleine puissance sur un centre de Gusto, son deuxième en trois sélections. Ce qui a démontré une bonne pointe de vitesse au démarrage et surtout son profil de buteur – rôle qui avait amené Didier Deschamps à le convoquer.
Alors que le capitaine habituel Kylian Mbappé était revenu à Madrid pour préserver une cheville droite préventivement contrainte au repos, après avoir fait fort la veille en qualifiant les Bleus grâce à un doublé contre l’Ukraine (4-0), le défenseur Ibrahima Konaté avait laissé entendre au moment de la confirmation de l’état d’alerte augmenté pour les joueurs à visée offensive qu’il s’agissait du moment ou jamais pour eux « de pouvoir marquer des points et faire des stats » face à l’Azerbaïdjan. Dans l’encadrement qu’il est le seul à s’être attribué, Mateta a visiblement bien reçu le message, s’imposant ainsi comme son contributeur majeur.
Thuram contraint au premier but, Chevalier finalement pas imposant.
Dans une rencontre sans enjeu, Akliouche a essayé d’éclairer le jeu de ses coéquipiers pour lancer son équipe avant d’être relayé par Rayan Cherki (62), positionné un peu plus haut, dans un rôle d’animateur axial qu’il avait incarné dans la défaite contre l’Ukraine. Hugo Ekitike, après une entrée « tonitruante » – selon le sélectionneur – lui ayant permis de marquer son premier but contre l’Ukraine, a tout de même eu moins de présence. Enfin, Christopher Nkunku produit un match un peu trop neutre, avec une tête mal à la cible (27), contre un adversaire plus faible, mais qui ne se laissa pas décourager dans son stade Tofiq Bahramov où le public enthousiaste se leva même pour faire la « ola » à 3-1…
Autre prétendant au grand voyage américain cet été, mais au milieu de terrain, Khéphren Thuram a vraiment cru marquer lui aussi son premier but en Bleu, mais l’assistance vidéo lui a refusé cette joie une première fois (41). Puis il a été frustré une seconde fois quand, sur une de ses frappes au but, la réalisation du 3-1 a finalement été attribuée au gardien du but Shakhrudin Magomedaliyev qui a placé la balle dans ses propres filets (45). Mais, avec son partenaire Warren Zaïre-Emery, le milieu de terrain a généralement bien pris en main les Azerbaïdjanais.
Cependant, Lucas Chevalier ne marquera pas les esprits pour cette première convocation, lui qu’on sent en difficulté pour totalement s’affirmer au Paris Saint-Germain. Il est resté invaincu moins de trois minutes, car les Bleus ont complètement raté leur début de match comme s’ils étaient déjà en vacances, encaissant dès la 4e minute le premier but de l’histoire de l’Azerbaïdjan contre la France (1-0).
Renat Dadashov a marqué trop facilement, au cœur d’une défense passive, après un débordement de Rahman Dashdamirov mal contenu par Malo Gusto. Le latéral de Chelsea s’est racheté en délivrant un bon centre dans le couloir pour Mateta qui a rapidement égalisé (1-1), les Tricolores ayant réagi. Mais à l’image de Chevalier, tout comme de Gusto, ils n’ont qu’une place de doublure assurée de Mike Maignan et Jules Koundé, respectivement gardien et latéral droit des Bleus. Dans une seconde période étouffante où la relève Bleue n’a plus montré grand-chose, il n’est pas certain que cela suffise pour obtenir une place, soit réserve des 23 ou l’une des 26 places du Mondial.








