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Le FC Barcelone traverse une période délicate. À l’approche de son déplacement à l’Olympiakos ce mardi 21 octobre, pour la troisième journée de Ligue des champions, le club catalan espère retrouver un peu de sérénité. Car depuis le début de saison, les signaux d’alerte se multiplient, notamment sur le plan défensif.

La méthode Hansi Flick, résolument tournée vers l’offensive, montre ses limites. Malgré les promesses du technicien allemand de tirer les leçons de l’élimination douloureuse face à l’Inter en demi-finale la saison passée (3-3, 4-3 a.p.), la solidité défensive reste un chantier inachevé. Le départ d’Inigo Martinez, pilier de la défense, vers Al-Nassr pour des raisons financières, a laissé un vide que le Barça peine à combler.

Une arrière-garde fébrile

Sans son leader défensif, la ligne arrière, toujours positionnée très haut pour piéger les adversaires au hors-jeu, semble désorganisée. Le jeune Pau Cubarsí, 18 ans, peine à trouver ses repères, et les erreurs d’alignement se multiplient. Résultat : bien que le Barça n’ait concédé que deux défaites (contre le PSG 2-1 et Séville 4-1), il n’a réussi à garder sa cage inviolée qu’à trois reprises. Trop peu pour un champion en titre.

Mais les problèmes ne viennent pas seulement de la défense. Le pressing, autrefois redoutable, est devenu moins efficace. Les pertes de balle se sont multipliées, et les adversaires, désormais mieux préparés, exploitent les failles avec facilité. « Quand le pressing ne fonctionne pas et qu’on joue avec une défense aussi haute, il suffit d’une passe pour se retrouver seul face au gardien », a reconnu Pedri après le nul contre Gérone. « On doit progresser dans ce domaine, mais aussi dans la maîtrise du ballon. »

Un effectif décimé

Les blessures n’ont rien arrangé. Flick n’a jamais pu aligner son trio offensif Yamal–Lewandowski–Raphinha, pourtant moteur du triplé de la saison passée. Chacun a été touché à tour de rôle, et l’absence prolongée de Raphinha, auteur de 34 buts et 26 passes décisives l’an dernier, se fait particulièrement sentir.

D’autres cadres manquent également à l’appel : Gavi, victime d’une nouvelle blessure au genou, Joan Garcia, le gardien recruté pour stabiliser la défense, ou encore Ter Stegen, Olmo et Fermin Lopez, qui revient tout juste de blessure. Autant de pièces manquantes qui freinent la mécanique collective.

Un chantier encore ouvert

En attendant de retrouver un effectif au complet, Hansi Flick doit composer avec les moyens du bord. Mais le calendrier ne laisse aucun répit : après l’Olympiakos, c’est le Clasico face au Real Madrid qui se profile. Le Barça n’a plus le luxe d’attendre. Des ajustements sont nécessaires, et vite, s’il veut défendre ses titres et éviter une saison qui pourrait vite tourner au cauchemar.

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