Une victoire nette, un soulagement évident, mais un adversaire qui n’a jamais vraiment existé. L’Olympique de Marseille a retrouvé le goût du succès ce week-end au Vélodrome, en dominant Brest 3-0. Un score large, une prestation sérieuse, mais un match qui doit autant à la rigueur phocéenne qu’à la fragilité brestoise.
Marseille déroule, Brest s’effondre
Dès les premières minutes, on a senti que l’OM avait les idées claires. Le trio Vermeeren–Højbjerg–Gomes a verrouillé le milieu, dicté le tempo, et offert aux latéraux Murillo et Emerson des boulevards pour s’exprimer. Mais ce sont surtout les erreurs adverses qui ont ouvert la voie :
- Majecki, fébrile, se troue sur un coup franc sans danger de Gomes.
- Puis, sur une action confuse, Brest concède un penalty que Greenwood transforme sans trembler.
En face, les Bretons ont semblé absents, désorganisés, incapables de répondre. Seule alerte pour Marseille : une frappe de Mboup bien repoussée par Rulli. Un rappel que tout n’est pas encore parfaitement verrouillé derrière.
Aubameyang, enfin libéré
Le moment fort de la soirée n’est pas venu du tableau d’affichage, mais du visage d’Aubameyang. À la 81e minute, parfaitement servi par O’Riley, l’attaquant gabonais a enfin trouvé le chemin des filets. Un but qui vaut bien plus qu’un simple +1 au compteur : c’est une libération, un poids qui s’envole, un message envoyé. De Zerbi en a profité pour faire entrer Mmadi et Vaz, deux jeunes qui ont montré de l’envie. Une gestion de groupe intelligente, qui prépare l’avenir sans brûler les étapes.
Une victoire propre, mais à relativiser
Marseille a fait le travail. Sérieux, appliqué, concentré. Mais face à un Brest aussi inoffensif, difficile de tirer des conclusions définitives. Ce 3-0 est une bouffée d’air, pas encore une preuve de solidité retrouvée. Le vrai test viendra face à un adversaire qui résiste, qui répond, qui bouscule. Ce soir, ce n’était pas le cas.








