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L’aventure de Ruben Amorim sur le banc de Manchester United a pris fin. Quatorze mois après son arrivée à Old Trafford, le technicien portugais a été démis de ses fonctions, conséquence directe d’une accumulation de résultats décevants et de tensions internes devenues difficiles à contenir. Le match nul concédé dimanche face à Leeds (1-1) aura servi de déclencheur final.
Nommé en novembre 2024 pour succéder à Erik ten Hag, Amorim incarnait alors une volonté de renouveau. Manchester United espérait voir en lui l’architecte d’un projet structuré, capable d’insuffler une nouvelle dynamique à moyen terme. Mais plus d’un an plus tard, le constat est sans appel : la stabilité tant recherchée n’a jamais réellement été atteinte, malgré la patience affichée par la direction et des investissements conséquents.
Des résultats insuffisants malgré les moyens engagés
Sur le terrain, le bilan n’a jamais réellement rassuré. Arrivé en cours de saison avec un effectif en difficulté, Ruben Amorim n’est pas parvenu à inverser durablement la tendance. L’exercice 2024-2025 s’est conclu par une inquiétante 15e place en Premier League, avec seulement 42 points — un total historiquement bas pour le club depuis la relégation de 1974. La défaite en finale de Ligue Europa face à Tottenham (0-1) n’a fait qu’accentuer le sentiment d’échec.
La saison actuelle n’a pas marqué de véritable tournant. Après vingt journées, Manchester United pointe à la sixième place, une position jugée en deçà des attentes compte tenu des plus de 230 millions d’euros investis lors du mercato estival 2025. L’identité de jeu promise peine toujours à émerger, et l’obstination d’Amorim à maintenir son schéma en 3-4-3, peu adapté aux exigences du championnat anglais, a fini par cristalliser les critiques autour d’un projet perçu comme rigide.
La sortie médiatique de trop
En coulisses, la direction avait jusqu’ici choisi de temporiser. Le projet porté par INEOS misait sur la continuité et acceptait l’idée d’un temps de construction, d’autant que le contrat d’Amorim courait jusqu’en juin 2027 et ne prévoyait pas de porte de sortie avantageuse. Tant que les divergences restaient internes, le club privilégiait le statu quo.
Mais la conférence de presse d’après-match à Leeds a changé la donne. En affirmant publiquement qu’il se considérait comme un « manager » plutôt qu’un simple « coach », Ruben Amorim a mis en lumière un désaccord profond sur la gouvernance sportive. Cette prise de position, jugée inacceptable par la direction, a scellé son sort.
Dans l’immédiat, Darren Fletcher assurera l’intérim. Une nouvelle transition s’ouvre pour Manchester United, désormais confronté à la nécessité de redéfinir, une fois encore, sa trajectoire après un pari manqué de plus.

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