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Le licenciement de Ruben Amorim n’a surpris personne en Angleterre. Depuis l’annonce de son éviction par Manchester United, les médias britanniques dressent un constat sévère du passage du technicien portugais à Old Trafford, marqué par des choix contestés, une communication maladroite et surtout des résultats insuffisants.
Il y a pourtant moins d’un an, l’entraîneur semblait solidement installé. En mars 2025, Sir Jim Ratcliffe lui accordait publiquement sa confiance, saluant un manager prometteur appelé à s’inscrire dans la durée. Mais cette protection n’a pas résisté à l’accumulation des contre-performances et à une rupture progressive avec la direction.
Tout s’est accéléré après le nul décevant face à Wolverhampton, alors dernier de Premier League. Amorim avait alors relancé son système en 3-4-3, un choix déjà critiqué en interne. Selon Sky Sports, une réunion était prévue avec le directeur sportif Jason Wilcox afin d’évoquer l’orientation tactique de l’équipe. Le problème n’était pas tant le dispositif que l’intransigeance du coach, accusé de ne pas vouloir adapter son approche au profil de son effectif.
La presse anglaise souligne également l’attitude du Portugais lors de cet échange, décrite comme tendue et émotionnelle. The Sun affirme même qu’Amorim était conscient que ses déclarations publiques pouvaient le mener droit vers un licenciement, laissant planer le doute sur une éventuelle volonté de provoquer la rupture.
Des chiffres qui ne pardonnent pas
Le match nul concédé face à Leeds a finalement scellé son sort. Pour la direction mancunienne, il n’était plus possible de continuer ainsi. Le Daily Mail rapporte que Jason Wilcox avait pourtant tenté de recadrer son entraîneur, en rappelant que l’effectif, renforcé à coups de centaines de millions de livres, disposait des qualités nécessaires pour produire un jeu plus offensif et plus ambitieux.
Mais les statistiques ont fini par parler d’elles-mêmes. En 63 rencontres toutes compétitions confondues, Ruben Amorim n’a remporté que 24 matchs, affichant un taux de victoire de 38 %. Un bilan historiquement faible à Manchester United depuis le départ de Sir Alex Ferguson. En championnat, la situation est encore plus préoccupante : 15 succès en 47 matchs, 19 défaites et une moyenne de 1,23 point par rencontre, la pire jamais enregistrée par un entraîneur du club en Premier League.
Dans ce contexte, les réactions ont été sans pitié. Jamie O’Hara, ancien joueur de Tottenham reconverti consultant sur TalkSport, a résumé le sentiment général : « Il n’avait tout simplement pas le niveau pour Manchester United. Le club doit encore repartir de zéro, mais c’était inévitable. »
Sur les réseaux sociaux, une large partie des supporters partage ce constat. Même Alejandro Garnacho, désormais à Chelsea, a discrètement approuvé l’annonce du licenciement de son ancien entraîneur sur Instagram. Un signe de plus qu’à Old Trafford, l’ère Amorim se referme sans le moindre regret.

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