Un samedi qui devait marquer un tournant… et qui finit en frustration. L’AC Milan a cru s’emparer du trône. La Juventus, elle, espérait relancer une dynamique. Mais ni l’un ni l’autre n’a su transformer l’occasion. À Parme, les Rossoneri ont laissé filer une victoire qui leur tendait les bras (2-2). À Turin, les Bianconeri ont offert à leurs supporters un derby sans relief, ponctué par les sifflets.
Milan : de la maîtrise à la chute
Pendant 45 minutes, Milan a récité son football. Pressing haut, transitions rapides, maîtrise technique. Saelemaekers, revigoré par Allegri, ouvre le score dès la 12e minute sur une offrande de Nkunku, titularisé pour la deuxième fois de suite. Leao, souvent critiqué pour son irrégularité, transforme un penalty avec sang-froid (25e). Milan mène 2-0, Naples est dépassé, tout semble sous contrôle.
Mais juste avant la pause, Bernabé surgit et relance Parme (45e+1). Et tout bascule. En seconde période, Milan recule, doute, subit. Delprato égalise (62e), Maignan sauve les siens sur sa ligne (70e). Le Milan d’avant la pause a disparu. Résultat : dix matchs sans défaite, certes. Mais une victoire envolée et une première place manquée.
Juventus : des sifflets et du vide
À Turin, le derby face au Torino n’a jamais décollé. La Juve, amorphe, a été tenue en échec (0-0). De Gregorio sauve les meubles avec un arrêt réflexe (62e), Paleari frustre Vlahovic et David. Le public gronde, les sifflets tombent.








