Le Trophée des Champions opposant le Paris Saint-Germain à l’Olympique de Marseille, prévu ce jeudi, se disputera dans un contexte inédit. Délocalisée au Koweït, la rencontre ne bénéficiera pas de l’atmosphère brûlante qui accompagne habituellement ce rendez-vous du football français. Si le stade Jaber Al-Ahmad International devrait afficher une forte affluence, les principaux groupes de supporters des deux clubs ont choisi de rester à distance.
Ce choix géographique continue d’alimenter les critiques. La Ligue de football professionnel met en avant la promotion de son produit à l’international. En réalité, l’opération est aussi portée par un enjeu financier majeur : le pays hôte aurait versé plusieurs millions d’euros pour accueillir l’événement, au détriment de l’expérience des supporters français.
Des supporters qui refusent de suivre
Côté marseillais, la décision est claire depuis plusieurs jours. Les ultras de l’OM ont décliné toute participation au déplacement, malgré une prise en charge massive proposée par le club. Le tarif restant à payer pour les fans était volontairement symbolique, mais cela n’a pas suffi à faire changer d’avis des groupes attachés à l’idée d’un trophée disputé en France.
Même constat à Paris. Le PSG avait imaginé une formule incluant transport, logement et billet, mais le nombre d’inscrits s’est révélé trop faible pour maintenir le voyage. Un contraste marqué avec d’autres déplacements internationaux récents, jugés plus accessibles par les supporters.
Une affluence élevée, une ferveur incertaine
L’absence des ultras ne signifie toutefois pas un stade vide. Des communautés de supporters vivant hors de France, notamment au Moyen-Orient, devraient garnir les tribunes. La billetterie affiche une très forte demande, rapprochant l’enceinte de sa capacité maximale. Reste une inconnue majeure : l’intensité sonore et l’ambiance réelle d’un match privé de ses acteurs les plus passionnés.
De Zerbi critique le principe
Sur le plan sportif, certains acteurs partagent les réserves du public. L’entraîneur marseillais Roberto De Zerbi a récemment rappelé son attachement à une Supercoupe disputée devant les supporters locaux. Sans remettre en cause l’accueil réservé par le pays organisateur, le technicien italien a exprimé son opposition à la délocalisation de cette affiche symbolique.








