Skip to main content

L’aventure de Xabi Alonso sur le banc du Real Madrid s’est achevée plus tôt que prévu. Écarté lundi de ses fonctions, le technicien basque n’est jamais parvenu à installer durablement ses idées au sein d’un vestiaire réticent aux changements, au point de voir son autorité progressivement fragilisée.
Début décembre, l’ancien international espagnol semblait pourtant avoir gagné du répit. Le club madrilène venait d’enchaîner cinq succès consécutifs toutes compétitions confondues, laissant penser que la situation s’était stabilisée. Même la défaite face au FC Barcelone en finale de la Supercoupe d’Espagne (3-2), dimanche, ne laissait pas présager une rupture immédiate.
La décision prise par le Real, annoncée lundi après-midi, a donc surpris en interne comme en externe. Six mois seulement après son arrivée pour succéder à Carlo Ancelotti, Xabi Alonso a vu son aventure prendre fin. Officiellement, la séparation s’est faite d’un commun accord, même si l’entraîneur n’avait jamais envisagé de quitter son poste de lui-même.
Un vestiaire réfractaire à ses méthodes
Selon plusieurs médias espagnols, Xabi Alonso aurait rapidement déchanté face à l’équilibre des pouvoirs en interne. Le club aurait accordé une large marge de manœuvre à certains cadres de l’effectif, une situation vécue par l’entraîneur comme une remise en cause directe de son autorité.
L’épisode de la finale de Supercoupe illustre parfaitement ce malaise. Alors que le coach souhaitait voir ses joueurs applaudir le FC Barcelone avant la remise du trophée, Kylian Mbappé a refusé. Le reste du groupe a suivi l’attaquant français vers les vestiaires, ignorant la consigne de son entraîneur.
D’après L’Équipe, les méthodes de travail d’Alonso — jugées trop lourdes en analyses vidéo et en consignes tactiques — n’ont jamais réellement convaincu un vestiaire habitué à plus de liberté. Le système méritocratique qu’il avait tenté d’instaurer, rompant avec la hiérarchie basée sur les statuts, a également créé des tensions. Les réactions répétées de Vinicius Junior lors de ses remplacements, notamment durant le Clasico de fin octobre en Liga, ont mis en lumière les difficultés du coach à contenir les egos.
Une philosophie abandonnée et un soutien limité
Sous pression, Xabi Alonso a progressivement mis de côté ses principes de jeu pour tenter de préserver sa place. Les prestations prudentes face à l’Atlético de Madrid puis au FC Barcelone, avec un bloc bas et peu d’initiatives offensives, ont déplu à la direction. Ces choix étaient à l’opposé du style ambitieux qu’il avait développé au Bayer Leverkusen.
Faute de soutien clair de sa hiérarchie, l’ancien milieu de terrain a finalement trouvé un terrain d’entente avec les dirigeants pour mettre un terme à son contrat. La radio COPE précise que, malgré un engagement courant jusqu’en juin 2028, le Real Madrid ne règlera que les salaires dus pour la saison en cours, une clause spécifique prévoyant cette issue en cas de séparation avant la fin de la première année.

Leave a Reply