Ce Sénégal–Égypte n’a pas été un match spectaculaire, mais c’était un match lourd, tendu, presque étouffant. Pendant longtemps, personne ne voulait faire la première erreur. Et dans ce genre de rencontre, ce sont souvent les hommes, plus que le jeu, qui font la différence.
Ceux qui ont marqué la soirée
Sadio Mané (Sénégal)
Il a traversé le match sans bruit. Peu de gestes spectaculaires, peu de ballons touchés… et puis, d’un coup, l’éclair. Quand le Sénégal commençait à douter, Mané a fait ce que font les leaders : il a pris ses responsabilités. Une frappe sèche, précise, au bon moment. Un but qui libère tout un peuple et rappelle pourquoi il reste le visage de cette sélection.
Krépin Diatta (Sénégal)
Pas le plus voyant, mais sûrement l’un des plus fiables. Diatta a joué juste, sans fioritures. Toujours bien placé, toujours concentré, il a tenu son couloir avec sérieux et intelligence. Ce genre de match qu’on remarque surtout quand on le revoit, mais qui est essentiel à l’équilibre de l’équipe.
Mohamed El-Shenawy (Égypte)
L’Égypte est restée en vie longtemps grâce à lui. Calme, autoritaire, décisif à plusieurs reprises, il a repoussé l’échéance autant qu’il a pu. Sur le but encaissé, il est masqué, abandonné par sa défense. Avant ça, il a clairement fait son travail.
Ceux qui ont laissé un goût d’inachevé
Mohamed Salah (Égypte)
On l’attendait. On espérait un geste, une accélération, une inspiration. Mais ça n’est jamais venu. Bien pris, bien surveillé, Salah a passé la soirée à chercher de l’air sans jamais en trouver. Une demi-finale frustrante pour un joueur de son calibre.
Rami Rabia (Égypte)
En difficulté physiquement, souvent en retard, il n’a jamais vraiment dégagé de sérénité. Moins solide que lors du tour précédent, il a souffert face aux attaques sénégalaises et a fini par céder sa place. Un match compliqué, dans un contexte qui ne pardonne pas.
Nicolas Jackson (Sénégal)
Très remuant au début, plein d’énergie, puis progressivement effacé. Il a manqué l’occasion de plier le match plus tôt et n’a jamais vraiment retrouvé son influence ensuite. Une prestation en demi-teinte, heureusement sans conséquence pour le Sénégal.








