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Le Real Madrid a dû attendre les dernières minutes pour venir à bout de l’Espanyol Barcelone (1-2), dimanche soir, lors de la première journée de Liga. Longtemps accroché par une équipe catalane très combative, le club madrilène a finalement évité le faux pas grâce à Carlos Espí, entré en cours de jeu et décisif au meilleur des moments.
Pour le grand retour de José Mourinho sur le banc du Real Madrid, la pression était forcément énorme. Treize ans après avoir quitté la Maison Blanche, le technicien portugais retrouvait la Liga avec une mission claire : remettre immédiatement le club sur les rails après deux saisons sans trophée majeur. Le mercato spectaculaire réalisé par les dirigeants madrilènes avait encore accentué les attentes autour de cette nouvelle aventure.
Avec les arrivées de Bernardo Silva, Denzel Dumfries, Ibrahima Konaté et surtout du jeune Yan Diomandé, recruté pour 125 millions d’euros, le Real affichait de grandes ambitions. Dans une ambiance électrique à Barcelone, Mourinho et ses joueurs savaient donc qu’un résultat positif était quasiment indispensable pour lancer cette nouvelle ère.
Bellingham lance le Real, l’Espanyol répond
Les Madrilènes ont rapidement pris les devants. À la 9e minute, Jude Bellingham a profité d’un excellent coup franc tiré par Arda Güler pour placer une tête imparable et donner l’avantage aux visiteurs (0-1).
Mais cette ouverture du score n’a pas refroidi les ardeurs de l’Espanyol. Les locaux ont continué à jouer sans complexe et ont fini par profiter d’une erreur de concentration de la défense madrilène. À la 30e minute, Javi Hernandez a trouvé Alex Calatrava au premier poteau. L’attaquant catalan ne s’est pas fait prier pour remettre les deux équipes à égalité (1-1).
Le Real Madrid a ensuite tenté de reprendre le contrôle de la rencontre, mais s’est heurté à une équipe parfaitement organisée. Malgré les efforts de Kylian Mbappé, les Merengue ont longtemps manqué de précision dans le dernier geste.
Dmitrovic maintient l’Espanyol en vie
Au fil des minutes, le Real a accentué la pression. Le gardien de l’Espanyol, Dmitrovic, s’est alors illustré à plusieurs reprises pour repousser les offensives madrilènes. La VAR a également privé Vinicius Junior d’un penalty, tandis que Federico Valverde a trouvé le poteau sur une puissante demi-volée à la 78e minute.
Mourinho a tenté de modifier le scénario en lançant notamment Yan Diomandé à la place d’Arda Güler. Le jeune recrue a apporté de la vitesse et de la percussion, mais le verrou catalan semblait impossible à faire sauter.
Alors que le Real semblait se diriger vers un nul frustrant, un joueur beaucoup moins attendu a finalement fait basculer la rencontre.
Carlos Espí, le héros inattendu
Entré en fin de match, Carlos Espí a profité d’un ballon qui traînait dans la surface pour faire parler son instinct de buteur. À la 90e minute, le jeune attaquant s’est jeté sur l’occasion et a propulsé le ballon au fond des filets pour offrir la victoire au Real Madrid (1-2).
Recruté cet été à Levante dans une relative discrétion, loin du retentissement provoqué par l’arrivée de Yan Diomandé pour 125 millions d’euros, Espí a donc choisi le moment idéal pour se mettre en lumière.
Le Real Madrid repart ainsi de Catalogne avec trois points particulièrement précieux. Mourinho peut souffler, mais cette victoire obtenue dans la douleur montre également que son équipe a encore beaucoup de travail avant de trouver son rythme de croisière. Pour son retour en Liga, le Special One échappe au piège de l’Espanyol, en grande partie grâce à un héros que personne n’attendait.

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