Cette fois, c’est acté : Antoine Semenyo va poursuivre sa carrière sous le maillot de Manchester City. Annoncé depuis plusieurs jours dans le viseur des champions d’Angleterre, l’ailier de Bournemouth s’apprête à franchir un cap majeur, quelques heures seulement après avoir offert la victoire aux siens face à Tottenham en Premier League (3-2), grâce à un but inscrit dans le temps additionnel.
Si le montant de sa clause libératoire, estimée à 75 millions d’euros, a longtemps été évoqué, la réalité de l’opération est légèrement différente. Les dirigeants mancuniens ont choisi de ne pas activer cette clause et ont préféré trouver un terrain d’entente avec Bournemouth autour d’un montage financier plus avantageux pour les deux parties.
Un transfert négocié dans les détails
D’après les informations de The Athletic, le transfert de l’international ghanéen a été conclu pour une somme globale avoisinant les 73,7 millions d’euros, bonus inclus. Un accord qui prévoit également un pourcentage de 10 % reversé à Bournemouth en cas de future revente, un élément important dans la négociation.
Côté Manchester City, l’intérêt est clair : en évitant le paiement sec de la clause libératoire, le club a pu obtenir des conditions de règlement plus flexibles, avec des versements étalés sur deux ans. Semenyo, âgé de 26 ans, s’engagera quant à lui sur la durée, avec un contrat courant jusqu’en juin 2031.
Bournemouth également gagnant
L’opération ne profite pas uniquement aux Citizens. En acceptant de discuter avec City, Bournemouth a pu conserver son ailier lors des dernières échéances de championnat face à Chelsea, Arsenal et Tottenham, un choix sportif qui s’est révélé payant.
Sur le plan financier, le club s’y retrouve aussi. Une activation directe de la clause libératoire aurait, après déductions liées aux mécanismes de solidarité et aux taxes de Premier League, rapporté environ 69 millions d’euros nets. Avec cet accord négocié, le montant garanti sera finalement légèrement supérieur, tout en laissant la porte ouverte à un gain futur via le pourcentage à la revente.
Un montage intelligent, qui satisfait toutes les parties et confirme un deal gagnant-gagnant sur ce mercato hivernal.








